« De quel droit les créatures de roman descendent-elles comme des langues de feu parmi les lecteurs incrédules pour les corrompre tranquillement? | Page d'accueil | Y a-t-il jamais eu dans l'histoire des hommes qui ont senti à ce point le sol se dérober sous leurs pieds, des hommes pour lesquels toutes les alternatives étaient également intolérables et dénuées de sens? »
13 avril 2008
Vous ai-je dit que je compose la plupart de mes poèmes en marchant?
Depuis des semaines je n'ai pas pris la plume. Mais je ne m'en inquiète point. Je ne puis écrire que ce qui m'est plus ou moins donné. Le plus clair de mon temps se passe donc à attendre. Avant, quand la source se tarissait, je m'alarmais, pensais qu'elle ne rejaillirait plus, qu'il ne me viendrait plus rien. Maintenant, je sais que je peux garder confiance. Un jour ou l'autre, le doux murmure se fait entendre. Il ne s'agit que d'être prêt, de se mettre à son écoute, de capter ce qu'il balbutie ou me dicte d'une voix nette et clairement audible.
Extrait de Dans la lumière des saisons de Charles Juliet in P.O.L
09:04 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, charles juliet, blog, roman, essai, poésie



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