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12 avril 2008
Ils m'ont cruellement abandonnée, ces amis que j'ai vénérés
L'herbe était haute, mal taillée, ses brins déchiquetés, et dans la brume fraîche du crépuscule, les mauvaises herbes se dressaient toutes droites, comme la chair de poule sur ma peau frémissante.
Mon chagrin se prend à tous les pores de ma peau comme s 'il avait de petites griffes qui m'aiment à la folie. Je voudrais qu'elles m'engloutissent et me fassent disparaître dans leur étreinte. Ou alors, qu'elles se flétrissent totalement et tombent mortes, en me laissant libre de respirer à nouveau.
Extrait de Les mille visages de la nuit de Githa HARIHARAN in Picquier poche
12:30 Publié dans Littérature | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : littérature, roman, inde



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